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Voici le brief actu Afrique du mercredi deux septembre deux mille vingt-six.

En Côte d’Ivoire, le crédit digital s’impose comme un outil de dépannage pour des ménages exposés aux imprévus. Une enquête qualitative menée en mai deux mille vingt-cinq à Abidjan montre que ces petits prêts, accessibles depuis un téléphone mobile, servent surtout à payer un transport, une facture ou des achats alimentaires quand l’argent manque. Ils ne bouleversent pas profondément les habitudes budgétaires des personnes interrogées. Ils s’ajoutent plutôt à d’autres pratiques déjà présentes, comme l’épargne, les tontines, le crédit entre proches ou l’argent confié à quelqu’un.

Le crédit digital s’est développé dans le prolongement du mobile money, ces services de paiement, de dépôt et de transfert liés à un numéro de téléphone. En Afrique subsaharienne, environ quarante pour cent de la population dispose de ce type de compte en deux mille vingt-cinq. En Côte d’Ivoire, deux offres étudiées coexistent à Abidjan : Tik Tak d’Orange et MoMo Kash de Mobile Telephone Networks. Les crédits portent sur de petits montants et des durées courtes, souvent entre un et trois mois. En deux mille vingt-six, une offre ivoirienne affiche un taux de un virgule quinze pour cent par mois, avec des frais de fonctionnement en plus.

L’octroi du prêt se fait sans guichet ni vendeur. Un algorithme s’appuie sur l’usage du compte mobile money et sur l’historique de remboursement. Les personnes interrogées comprennent généralement la règle : rembourser vite peut augmenter le montant empruntable, tandis qu’un retard peut réduire le plafond ou suspendre l’accès au crédit. Mais les retards restent fréquents. Quand une urgence budgétaire se présente, certains usagers ne font pas du remboursement leur priorité. L’opérateur peut alors relancer par message ou par téléphone, et prélever directement les sommes qui passent sur le compte lié au crédit. Certains emprunteurs utilisent donc plusieurs téléphones, puces ou comptes pour choisir quand rembourser.

Au final, l’enquête décrit moins une transformation complète des budgets qu’un outil supplémentaire pour gérer une fragilité financière quotidienne.

C’est la fin de ce brief actu Afrique.

Sources

The articles this brief was written from, in the order it covers them.