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Union Européenne

Institutions europeennes, politique de l Union, economie sociale et rapports de force continentaux.

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Voici le brief Union européenne du mardi treize octobre deux mille vingt-six.

D’abord, l’accord commercial entre l’Union européenne et la Chine apaise les tensions, mais inquiète encore à Bruxelles. Puis l’Union lance une mission de sécurité au Liban, pendant que la mission de l’Organisation des Nations unies approche de sa fin. En mer Rouge, les Européens peinent à renforcer leur opération navale. Le Parlement européen se prépare aussi à un bras de fer budgétaire. Ensuite, l’Union élargit ses sanctions contre l’industrie militaire russe, Andy Burnham plaide pour un rapprochement britannique avec Bruxelles, et la trajectoire de la dette française alerte. Enfin, trois débats reviennent sur les langues de l’Union, les compétences des jeunes et le coût du travail en Europe.

Bruxelles et Pékin ont conclu vendredi un accord commercial après quatre mois de négociations. La Chine a accepté de freiner ses exportations de voitures hybrides vers l’Union européenne et d’assouplir des restrictions sur les licences liées aux terres rares. La Commission présente ce texte comme une première phase pour rééquilibrer la relation commerciale. L’enjeu est lourd. L’Union affiche un déficit commercial de plus d’un milliard d’euros par jour avec la Chine. L’accord prévoit des quotas par pays, avec trois cent cinquante mille voitures hybrides chinoises par an pendant quatre ans, et un ajustement annuel fixe de six pour cent. Un responsable européen estime que cela réduira de plus de moitié les exportations attendues vers l’Union. Mais certains redoutent un relâchement politique. Paris et Berlin venaient de demander un nouvel outil européen de défense commerciale contre les distorsions étrangères. La Commission promet des propositions d’ici au sommet européen de décembre. Un diplomate européen résume l’état d’esprit: ce n’est pas la fin de l’histoire.

Bruxelles trop conciliante ? Après l'accord commercial UE-Chine, la crainte persiste Euronews Europe FR

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union ont approuvé lundi une nouvelle mission civile et militaire au Liban. Elle doit aider les forces libanaises dans la sécurité des frontières, la sécurité maritime, la lutte contre les drones et la formation. Elle pourrait être opérationnelle d’ici quelques mois, mais son mandat précis, ses effectifs et sa chaîne de commandement restent à définir. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, dit que les autorités libanaises accueillent favorablement l’initiative. La mission ne remplacera pas la Force intérimaire des Nations unies au Liban, dont le mandat expire à la fin de deux mille vingt-six. Elle ne sera pas déployée dans le sud du pays. Bruxelles envisage environ cent cinquante personnels européens, contre environ sept mille cinq cents Casques bleus actuellement présents.

L'UE lance une nouvelle mission de sécurité au Liban, les Casques bleus de l'ONU se retirent Euronews Europe FR

En mer Rouge, l’Union européenne peine à renforcer l’opération navale Aspides, lancée pour sécuriser la navigation. Les Pays-Bas et la Belgique ont proposé chacun un navire supplémentaire, mais Kaja Kallas dit qu’il faudrait au moins dix navires et que le compte n’y est pas. L’Italie pousse à une mobilisation plus forte, après l’escorte d’un navire marchand italien au large du Yémen. Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont intensifié leurs attaques, notamment contre Riyad, avec quatorze morts et plus de trois cents blessés selon l’article. D’autres États membres gardent leurs navires en mer Baltique ou en mer Noire, face aux attaques hybrides russes.

Mer Rouge : l'UE peine à renforcer sa mission navale face à la menace des Houthis Euronews Europe FR

Sur le budget européen, les eurodéputés pourraient entrer dans un bras de fer avec les gouvernements. Un compromis irlandais propose une baisse de huit pour cent, soit cent quarante et un milliards d’euros, par rapport au plan de dépenses de la Commission pour la période deux mille vingt-huit à deux mille trente-quatre. Le Parlement veut aussi de nouvelles ressources propres, comme une taxe sur les services numériques, une taxe sur les jeux d’argent en ligne et une taxe sur les gains en crypto-actifs. Selon les eurodéputés, ces recettes pourraient ajouter trente milliards d’euros au budget de l’Union.

MEPs don’t have to meekly accept an EU budget deal, but will they go to war over €141bn in cuts? EUobserver

L’Union européenne a imposé lundi des sanctions à près de mille six cents personnes et entités russes liées à l’industrie de l’armement. Les mesures visent notamment des acteurs soupçonnés de produire des composants pour drones et missiles. Kaja Kallas affirme que plus de la moitié des nouvelles sanctions concernent la chaîne de production de missiles balistiques utilisés par la Russie contre des civils ukrainiens. L’Union a aussi ciblé soixante-dix-sept personnes accusées d’avoir organisé ou supervisé des élections frauduleuses dans des régions occupées d’Ukraine. Au total, plus de quatre mille cinq cents responsables et entités russes sont désormais visés.

EU sanctions affect almost 1,600 Russian people and firms linked to arms industry European Interest

Au Royaume-Uni, Andy Burnham appelle à faire évoluer la relation avec l’Union européenne avant le sommet prévu le vingt novembre. Devant le Parlement, le Premier ministre britannique a dit que le statu quo ne suffisait plus. Il plaide pour un débat sur un rapprochement avec Bruxelles, y compris pour la croissance, l’immigration et la sécurité. Depuis son arrivée au pouvoir en juillet, il a dit qu’un retour dans l’Union faisait partie des options possibles. Les conservateurs l’accusent de rouvrir le débat sur le Brexit.

Royaume-Uni : Andy Burnham plaide pour un rapprochement avec l'UE Euronews Europe FR

En France, les débats sur le projet de loi de finances pour deux mille vingt-sept commencent à l’Assemblée nationale. Selon les calculs de la revue citée, la France pourrait devenir le pays le plus endetté de l’Union au cours des années deux mille trente. Sa dette atteignait cent dix-huit pour cent du produit intérieur brut au premier trimestre deux mille vingt-six. Dans le scénario central, elle dépasserait la Grèce dès deux mille vingt-huit ou deux mille vingt-neuf, puis l’Italie entre deux mille trente-trois et deux mille quarante. Le modèle ne tient toutefois pas compte des mesures budgétaires à venir ni des retournements économiques.

Au rythme actuel, la France deviendrait le pays le plus endetté de l’Union au cours des années 2030 Le Grand Continent

Un débat monte aussi sur les langues de l’Union. Une tribune estime que l’intelligence artificielle retire à Bruxelles l’excuse de répondre surtout en anglais. Le texte prend l’exemple de l’accord commercial entre l’Union européenne et l’Inde, envoyé au Conseil uniquement en anglais le onze septembre. L’auteur propose que les documents soumis au contrôle public paraissent dans les vingt-quatre langues officielles le jour de leur publication, avec des traductions automatiques clairement provisoires quand les versions juridiques ne sont pas encore prêtes.

AI has left Brussels no excuse to answer only in English European Interest

Sur les compétences, un texte consacré au projet EMPASS affirme que le futur acte européen sur la portabilité des compétences ne suffit pas à montrer ce que les jeunes savent vraiment faire. Le projet développe une micro-certification pour onze compétences d’employabilité, comme la communication, le travail d’équipe, la résilience et l’esprit critique. Elle devait être testée auprès de mille cinq cents étudiants en Grèce, en Roumanie et en Espagne. Selon les derniers chiffres du projet, deux mille sept cents jeunes disposent désormais d’un certificat.

Europe’s skills passport is missing a page, EMPASS wants to add it EUobserver

Enfin, une tribune d’industriAll Europe conteste l’idée que les travailleurs soient le problème de coût de l’industrie européenne. Le texte affirme que depuis deux mille, les profits du secteur non financier ont augmenté presque deux fois plus vite que les salaires moyens. Il ajoute que les coûts du travail sont restés stables en part du chiffre d’affaires sur vingt-cinq ans, et qu’ils ont reculé dans l’automobile entre deux mille vingt et deux mille vingt-cinq. Le syndicat demande que les aides publiques à l’industrie soient liées à des emplois de qualité, aux droits de négociation collective et à la formation.

Workers Are Not Europe’s Cost Problem Social Europe

C’est la fin de ce brief Union européenne.