Skip to content
Daily Briefs.
Sign up
Back to every brief
7 min

France

Politique, societe et grands titres francais, avec des sources generalistes et institutionnelles.

Generated by AI. This brief is written by a language model and voiced by a speech model, from the press articles it cites. No human reviews it before it is published.

Listen

Voici le brief France du mercredi quatorze octobre deux mille vingt-six.

Le budget deux mille vingt-sept arrive dans l’hémicycle avec une cible de déficit à cinq pour cent, tandis que le Fonds monétaire international prévient que la confiance prendra du temps à revenir. Les députés ont aussi adopté à l’unanimité une proposition de loi contre les violences sexistes et sexuelles. À Aubagne, le parquet antiterroriste reprend l’enquête après des tirs dans un collège. Et la mobilisation lycéenne continue, avec des enquêtes sur des violences policières présumées, des manifestations, et des temps d’échange très inégaux dans les établissements.

Le débat sur le budget de l’État pour deux mille vingt-sept s’est ouvert mardi soir à l’Assemblée nationale. Le gouvernement défend une trajectoire de déficit ramené à cinq pour cent du produit intérieur brut l’an prochain. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a affirmé qu’il fallait un budget d’ici la fin de l’année. Il présente quarante-trois milliards d’euros de mesures nouvelles d’effort, et se dit prêt au compromis, mais seulement si la cible de déficit est respectée. David Amiel, ministre des Comptes publics, parle d’un budget de sauvegarde, en insistant sur le poids de la dette et sur la crainte d’une crise financière. Les oppositions ont vivement critiqué le texte. Le Rassemblement national accuse le gouvernement de ne pas baisser structurellement la dépense. La France insoumise dénonce une logique d’austérité et une attaque contre les services publics. Les socialistes reprochent au gouvernement de ne pas assez parler de justice fiscale, de contribution des plus riches et de protection des plus modestes. Leur motion de rejet a toutefois échoué, par cent quarante-neuf voix contre deux cent trente-six. Parmi les mesures sensibles, l’exécutif veut mettre à contribution les retraités, avec une sous-indexation de certaines pensions dans le budget de la Sécurité sociale, et une réduction du périmètre de l’abattement de dix pour cent sur l’impôt sur le revenu des retraités dans le budget de l’État.

Dans le même temps, la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, estime qu’il faudra du temps à la France pour ramener sa dette et son déficit à des niveaux capables d’inspirer une entière confiance aux marchés, à la population et aux investisseurs. Elle a reconnu que la France cherche à adopter un budget plaçant le déficit et la dette sur une trajectoire descendante. Mais elle a aussi averti que le pays pâtit des interrogations sur sa stabilité économique et politique. Selon l’article, le taux d’emprunt français à dix ans s’approche des cinq pour cent. Kristalina Georgieva appelle plus largement les économies développées à restaurer d’urgence leur discipline budgétaire, en augmentant les recettes, en rationalisant les dépenses et en améliorant la gestion des finances publiques.

À l’Assemblée nationale, les députés ont adopté mardi la proposition de loi dite intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le vote a été unanime, avec cinq cent trois voix pour et aucune contre. Les députés de La France insoumise se sont abstenus, notamment après la suppression de mesures destinées à protéger les femmes étrangères. Le texte doit maintenant poursuivre son parcours au Sénat. Il vise toute la chaîne des violences faites aux femmes et aux enfants, du repérage à la réparation. Il prévoit un socle minimal d’actes d’enquête, avec l’audition de la victime et du suspect, la préservation des preuves et la recherche d’autres victimes. Il crée aussi des unités spécialisées dans la police judiciaire et une justice spécialisée dans les violences sexistes, sexuelles et intrafamiliales. Chaque tribunal devra compter deux juges et un procureur spécialisés pour les délits. Le texte prévoit aussi des entretiens à l’école pour détecter les violences, avec un rythme annuel à partir de deux mille trente-deux, ainsi qu’un parcours de soins pour les mineurs victimes. Il crée une infraction spécifique d’inceste dans le Code pénal, renforce le consentement pour certains actes médicaux invasifs, et encadre davantage les violences sexistes et sexuelles au travail, avec un congé spécifique de dix jours pour permettre aux victimes d’effectuer des démarches médicales ou judiciaires.

À Aubagne, le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête après la fusillade survenue lundi au collège Lakanal. L’auteur présumé est un élève de quatorze ans, scolarisé en troisième. Il a ouvert le feu avec un fusil de chasse dans l’établissement, blessant le principal et une enseignante, avant d’être désarmé par le conseiller principal d’éducation. Le pronostic vital des victimes n’est pas engagé. Selon le parquet national antiterroriste, les premières investigations, notamment l’exploitation des supports numériques du mineur, mettent en évidence une probable adhésion à la mouvance True Crime Community. Le parquet décrit cette mouvance comme un ensemble de communautés numériques qui glorifient les auteurs de tueries de masse et incitent, dans certaines formes, à la violence extrême. L’enquête est ouverte pour tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes, et infractions à la législation sur les armes. Les parents de l’adolescent ont aussi été placés en garde à vue pour comprendre comment il s’est retrouvé en possession de l’arme.

À Tours, un policier a été mis en examen pour violences aggravées après qu’un lycéen de seize ans a été éborgné le trente septembre, en marge de manifestations lycéennes. Le policier a été placé sous contrôle judiciaire et n’a plus le droit de porter ni de posséder un lanceur de balle de défense. Un autre policier est placé sous le statut de témoin assisté. Selon la procureure de Tours, les lésions à l’œil de l’adolescent sont compatibles avec l’impact d’une balle de défense. L’enquête a établi que deux tirs de lanceur de balle de défense ont été réalisés à une minute d’intervalle par deux policiers. Les investigations doivent encore éclaircir les circonstances des tirs et les conditions dans lesquelles le jeune homme a été blessé.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué de son côté que trente-six enquêtes ont été ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale depuis le début du mouvement lycéen. Quatre concernent des blessures mutilantes, et six des blessures significatives. Devant les sénateurs, il a distingué les manifestations lycéennes pacifiques des situations qu’il qualifie de violences urbaines. Il affirme qu’il n’y a pas d’intervention policière lorsque les lycéens revendiquent pacifiquement. Il a aussi rappelé avoir suspendu l’usage d’un modèle de grenade assourdissante projeté avec un lanceur, après la blessure d’un lycéen de quinze ans à Lens, dans des circonstances que l’enquête doit déterminer.

La mobilisation lycéenne s’est poursuivie mardi dans plusieurs villes. Les manifestants réclament notamment de meilleures conditions d’enseignement, des embauches de professeurs, la rénovation des établissements, une réforme des emplois du temps et la fin de Parcoursup. Ils étaient cent soixante et un mille cinq cents selon le ministère de l’Intérieur, et quatre cent quatre-vingt mille selon l’intersyndicale de la jeunesse. À Paris, deux cortèges ont réuni quarante et un mille cinq cents personnes selon l’Intérieur. Quelques heurts ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre, avec usage de gaz lacrymogène et de canons à eau. Plusieurs organisations lycéennes et étudiantes doivent être reçues jeudi après-midi par les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, affirme que le déploiement de trois mille professeurs remplaçants a commencé dans les lycées les plus en difficulté.

Enfin, les temps d’échange voulus par le gouvernement dans les lycées ont donné des résultats très contrastés. Sébastien Lecornu souhaitait un moment de démocratie interne pour permettre aux élèves de s’exprimer. Dans un lycée du Lot, des élèves disent avoir été déçus après le départ rapide de la proviseure. Ils ont finalement transmis par mail des revendications sur le chauffage, les emplois du temps, le papier toilette, le savon, Parcoursup et les professeurs absents. Ailleurs, dans le Rhône, un enseignant raconte un échange organisé par les professeurs principaux, avec des élèves qui ont pris la parole à tour de rôle. Dans les Hauts-de-Seine, une lycéenne dit s’être sentie écoutée. À Nîmes, des élèves ont parlé de bâtiments dégradés et de travaux longs. Mais dans d’autres établissements, la participation a été faible, parfois inexistante. Un proviseur des Pays-de-la-Loire déplore une organisation faite dans l’urgence, sans consignes précises.

C’est la fin de ce brief France.

Sources

The articles this brief was written from, in the order it covers them.