France
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Voici le brief France du jeudi quinze octobre deux mille vingt-six.
Au programme, le budget deux mille vingt-sept arrive dans une Assemblée sans majorité claire, puis les députés avancent sur une taxe élargie aux aliments sucrés. Nous parlerons aussi de la loi contre les violences sexistes et sexuelles, de la hausse des féminicides, et de l’adolescent mis en examen après les tirs dans un collège d’Aubagne. Ensuite, la France durcit les visas diplomatiques russes, Jean-Luc Mélenchon présente son contre-budget, la ministre de la Santé défend le budget de la Sécurité sociale, et Mayotte fait face à des chiffres très élevés de mortalité infantile.
Budget en France : le casse-tête à l'Assemblée France 24Le gouvernement a présenté son projet de budget pour deux mille vingt-sept dans un climat politique très incertain. Son adoption s’annonce difficile, faute de majorité parlementaire, et à l’approche de la présidentielle. Le Premier ministre Sébastien Lecornu est déjà confronté au souvenir de l’impasse budgétaire de l’an dernier. Les oppositions imputent la situation à dix ans de macronisme. Le dossier mêle aussi mobilisation lycéenne, inquiétudes sur le pouvoir d’achat et craintes d’une crise financière. C’est dans ce contexte que s’ouvrent les discussions à l’Assemblée nationale.
Les députés favorables à l'extension de la taxation des aliments sucrés, lors des premiers débats sur le budget France InfoDans ces premiers débats budgétaires, les députés ont approuvé en commission des affaires sociales l’extension de la fiscalité sur les produits sucrés. Le texte du gouvernement prévoit d’élargir la taxe soda, créée en deux mille douze, aux produits préemballés les plus riches en sucre. Sont cités notamment les viennoiseries, pâtisseries, biscuits, gâteaux industriels, céréales pour le petit-déjeuner, barres céréalières, confiseries et produits chocolatés. L’objectif affiché est d’inciter les industriels à modifier leurs recettes et de réduire les maladies chroniques liées à la nutrition. Le Rassemblement national, son allié UDR et Les Républicains ont tenté de supprimer l’article, en invoquant une possible hausse des prix en rayon. Ces amendements n’ont pas été adoptés. Les députés ont aussi approuvé un élargissement aux produits ultra-transformés contenant des sucres, tout en excluant les artisans et les petites entreprises du secteur alimentaire.
Violences sexuelles : les nouvelles mesures pour accompagner les victimes en France France 24Sur les violences sexuelles, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le texte prévoit de nouveaux dispositifs pour mieux accompagner les victimes, de la prise en charge au suivi judiciaire. Selon Céline Thiébault-Martinez, rapporteure générale de la proposition de loi, l’objectif est aussi de construire une chaîne judiciaire spécialisée. Le texte veut rappeler aux victimes qu’elles ne sont pas seules, et que la société doit prendre sa part dans leur protection.
Les féminicides en hausse en 2025, avec 111 femmes victimes de leur ex ou leur conjoint France 24Le ministère de l’Intérieur a publié un bilan en hausse sur les morts violentes au sein du couple. En deux mille vingt-cinq, cent onze femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, soit une hausse de quatre pour cent sur un an. Au total, cent trente-six morts violentes au sein du couple ont été enregistrées, dont vingt-cinq hommes. Le bilan souligne qu’en moyenne, un décès est enregistré tous les trois jours. Les forces de l’ordre ont aussi recensé quatre cent trente-cinq tentatives d’homicides au sein du couple. Plus d’un quart des faits étaient précédés d’une dispute, et vingt-deux pour cent s’inscrivaient dans le contexte d’une séparation non acceptée. Parmi les femmes victimes qui avaient déjà subi des violences, soixante et un pour cent les avaient signalées à la police ou à la gendarmerie.
Fusillade d’Aubagne : Influence de la TCC, élève isolé… Le profil du suspect placé en détention provisoire HuffpostÀ Aubagne, l’adolescent de quatorze ans qui a blessé par balles le principal et une enseignante du collège Joseph-Lakanal a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il est accusé notamment de tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, d’association de malfaiteurs terroriste, et de port et transport d’armes sans motif légitime. Selon le parquet national antiterroriste, il a reconnu la matérialité des faits, mais conteste avoir voulu tuer. Il a aussi admis avoir été influencé par une mouvance fascinée par les tueries de masse, la True Crime Community, tout en niant avoir agi en son nom. Toujours selon le parquet, il dit avoir mûri son projet depuis plusieurs mois et invoque une vengeance liée à un harcèlement par des professeurs et des camarades. À ce stade, ces faits ne sont pas corroborés. L’adolescent n’a pas exprimé de regrets pendant sa garde à vue, et l’examen psychologique réalisé alors n’a pas conclu à l’existence d’une pathologie psychique.
L'adolescent de 14 ans qui a blessé par balles un principal et une enseignante à Aubagne mis en examen et placé en détention provisoire France InfoFranceinfo affirme que la France rejette désormais en moyenne deux demandes sur trois d’accréditations diplomatiques russes depuis février deux mille vingt-deux. L’objectif, selon l’enquête, est d’empêcher Moscou de reconstituer un réseau de renseignement en France. Les dossiers sont examinés par la Direction générale de la sécurité intérieure. Une source évoque plusieurs dizaines de refus, souvent pour des motifs sécuritaires. La France avait déjà expulsé une quarantaine d’agents russes agissant sous couverture diplomatique au printemps deux mille vingt-deux. Les demandes concernent aussi des personnels russes affectés à des fonctions de soutien, comme des chauffeurs ou des cuisiniers. Paris doit toutefois composer avec le principe de réciprocité, car Moscou peut répondre en bloquant des diplomates français.
"On l'appelait 'Poutine Girl'" : comment la France verrouille les demandes de visas diplomatiques russes pour limiter les risques d'espionnage France InfoJean-Luc Mélenchon a présenté son contre-budget pour deux mille vingt-sept. Le candidat de La France insoumise veut créer plus de cent six milliards d’euros de recettes supplémentaires, et près de quatre-vingt-deux milliards d’euros de dépenses. Ses équipes avancent notamment un impôt de solidarité sur la fortune climatique, la suppression de la flat tax, une taxe Zucman sur les patrimoines supérieurs à cent millions d’euros, une hausse de la taxe sur les géants du numérique et une taxe sur les héritages. Côté dépenses, l’abrogation de la réforme des retraites coûterait neuf milliards d’euros selon ses chiffres. Il propose aussi une garantie d’autonomie pour les jeunes, la cantine gratuite, dix mille postes d’enseignants et dix mille postes de soignants. L’article précise que plusieurs rendements annoncés restent difficiles à vérifier.
Comment Jean-Luc Mélenchon veut créer 106 milliards d’euros de nouvelles recettes en 2027 HuffpostAu Sénat, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a défendu le projet de budget de la Sécurité sociale pour deux mille vingt-sept. Elle prévient qu’en l’absence de choix, la France pourrait être exposée à des décisions futures brutales. Le gouvernement veut réduire le déficit de la branche maladie à sept virgule huit milliards d’euros, contre douze virgule cinq milliards cette année. Le texte prévoit un freinage de près de dix milliards d’euros, sans baisse globale des dépenses, selon la ministre. Il comporte aussi des transferts vers les complémentaires santé, un relèvement des plafonds de franchise, et l’extension de la taxe sur les produits sucrés, qui doit rapporter trois cents millions d’euros à la Sécurité sociale.
Sécurité sociale : sans budget en 2027, la France sera sous la menace de « décisions futures brutales », met en garde Stéphanie Rist Public SénatEnfin, à Mayotte, la journée mondiale du deuil périnatal met en lumière des chiffres très alarmants. En deux mille vingt-quatre, l’archipel a enregistré cent cinquante-neuf morts périnatales et quatre-vingt-quatorze décès avant le premier anniversaire. Le taux de mortalité périnatale atteint dix-huit virgule sept naissances sur mille, contre onze au niveau national. La mortalité infantile est de dix virgule cinquante-cinq sur mille, contre quatre virgule zéro huit en moyenne nationale. Selon l’Inspection générale des affaires sociales, un bébé a donc deux virgule six fois plus de risque de mourir avant un an à Mayotte que dans l’Hexagone. Les causes citées sont multiples : grossesses peu suivies, accès difficile aux soins, maternité sursollicitée, manque de professionnels, précarité, conditions d’hygiène défavorables et accès plus complexe à l’eau potable.
À Mayotte, les chiffres alarmants de la mortalité infantile RFIC’est la fin de ce brief France du jeudi quinze octobre deux mille vingt-six.