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France

Politique, societe et grands titres francais, avec des sources generalistes et institutionnelles.

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Voici le brief France de ce lundi dix-neuf octobre.

Un procès très attendu s’ouvre dans un dossier de narcotrafic marseillais, puis Rima Hassan comparaît à Paris pour apologie du terrorisme. Après les violences du dix-sept octobre, Emmanuel Macron promet fermeté et dialogue, tandis que les oppositions, le Sénat et des policiers demandent des comptes. Enfin, un an après le casse du Louvre, la sécurité des musées reste sous pression.

Le procès de cinq hommes accusés d’un triple assassinat lié au narcotrafic s’ouvre devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Les faits remontent à décembre deux mille vingt et janvier deux mille vingt et un. Deux corps calcinés avaient été retrouvés dans une voiture incendiée, puis un troisième corps démembré dans un autre véhicule brûlé. Parmi les victimes figure Brahim Chabane, le grand frère, ou demi-frère selon les récits judiciaires, d’Amine Kessaci, devenu depuis une figure de la lutte contre le narcotrafic et adjoint au maire de Marseille. Le procès se tient sous haute sécurité, avec des renforts de police et de gendarmerie, car plusieurs accusés ont des profils lourds dans la criminalité marseillaise. Amine Oualane est présenté comme un cadre présumé de la DZ Mafia. Karim Harrat est décrit par les enquêteurs comme un commanditaire présumé. Les investigations s’appuient notamment sur la géolocalisation, des caméras, des traces génétiques et des échanges sur messagerie cryptée. La défense d’Amine Oualane dit qu’il veut démontrer son innocence. Amine Kessaci sera partie civile. Il dit attendre la justice, pas la vengeance. Ce procès rouvre aussi une autre blessure familiale. Son petit frère Mehdi Kessaci, âgé de vingt ans et présenté comme étranger au narcotrafic, a été tué à Marseille en novembre deux mille vingt-cinq. Dans cette enquête distincte, onze personnes ont été mises en examen.

À Paris, le procès de l’eurodéputée La France insoumise Rima Hassan s’ouvre devant le tribunal correctionnel. Elle est poursuivie pour apologie du terrorisme après un message publié en mars deux mille vingt-six sur le réseau social X, puis supprimé. Elle y reprenait les propos de Kozo Okamoto, un terroriste japonais ayant participé, au nom du Front populaire de libération de la Palestine, à l’attentat de l’aéroport de Tel-Aviv en mai mille neuf cent soixante-douze. Cet attentat avait fait vingt-six morts. La publication avait été signalée au parquet par le ministre de l’Intérieur, puis par des organisations juives et antiracistes. La justice doit déterminer si ce message incitait publiquement à porter un jugement favorable sur cet acte terroriste ou sur son auteur. L’avocat de Rima Hassan dénonce un procès politique et invoque la liberté d’expression. Plusieurs parties civiles dénoncent, elles, une glorification et une banalisation du terrorisme. L’eurodéputée encourt sept ans de prison et dix ans d’inéligibilité.

Après les violences du dix-sept octobre, Emmanuel Macron a parlé depuis l’Élysée et a promis à la fois de la fermeté et une reprise du dialogue. Les manifestations contre la vie chère avaient réuni des lycéens, des étudiants, des gilets jaunes, des militants pour le climat et des citoyens touchés par les prix et le pouvoir d’achat. Mais les scènes de pillages et d’affrontements ont dominé la séquence. Le ministère de l’Intérieur a fait état de deux mille trois cent quatre-vingt-dix-sept interpellations et de neuf cent quatre-vingt-dix-sept policiers et gendarmes blessés, dont sept gravement. Le président a dénoncé des factieux issus de groupuscules d’ultragauche, rejoints selon lui par des délinquants, tout en distinguant ces violences des revendications qu’il juge légitimes. Il a annoncé que les préfets pourraient interdire certains rassemblements pour protéger les villes. Il a aussi demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de réunir les partis, les syndicats, les organisations étudiantes, les collectivités et les parlementaires. Cette allocution a été très mal reçue dans une grande partie de la classe politique. Édouard Philippe a dit qu’il aurait préféré des décisions pour rétablir l’ordre. À gauche, Marine Tondelier, Manuel Bompard, Mathilde Panot ou Fabien Roussel ont reproché au président l’absence de réponse concrète aux revendications sociales. À l’extrême droite, Jordan Bardella a parlé d’une allocution lamentable. Au Sénat, plusieurs élus veulent désormais des explications sur le maintien de l’ordre. Les socialistes demandent un débat et veulent prolonger les travaux sur ce sujet. Les écologistes réclament une commission d’enquête. À droite, certains sénateurs n’écartent pas non plus cette piste. Des policiers interrogés racontent de leur côté un dispositif sous-dimensionné. Un CRS déployé à Lyon dit avoir connu l’une des journées les plus difficiles de sa carrière, avec des heures d’affrontements et un manque de moyens. Plusieurs responsables policiers évoquent aussi une violence mal anticipée. Sur le terrain politique, le Rassemblement national a immédiatement utilisé les images de chaos dans la campagne présidentielle. Des analystes interrogés estiment que ces violences peuvent renforcer son discours sur l’ordre, tout en appelant à la prudence sur leur effet électoral réel.

Un an après le cambriolage du Louvre, la sécurité des musées français reste au centre des inquiétudes. Le vol des joyaux de la couronne a montré la fragilité de sites qui doivent accueillir du public tout en protégeant des œuvres précieuses. Le dernier exemple cité est le vol d’une couverture en bronze signée Salvador Dali dans un centre privé d’art moderne à Issoire, en Auvergne. Son propriétaire dit ne pas vouloir rouvrir. Une avocate spécialisée du marché de l’art estime que certains voleurs visent désormais la matière même des œuvres, comme l’or, les pierres ou les métaux précieux, plus que leur valeur patrimoniale. Selon elle, le grand banditisme semble s’intéresser davantage aux musées, dont la sécurité est parfois moins forte que celle des bijouteries ou des banques. L’article souligne toutefois qu’il n’y a pas de hausse générale des vols dans les musées, avec environ une vingtaine de cas par an depuis plusieurs années. Un expert en sécurisation du patrimoine explique que beaucoup de mesures de prévention peuvent améliorer la sûreté sans forcément nécessiter de grands budgets, même si les vitrines sécurisées coûtent cher. La question posée est aussi judiciaire, avec l’idée que le vol d’un objet d’art unique et irremplaçable pourrait être plus lourdement puni.

C’est la fin de ce brief France.

Sources

The articles this brief was written from, in the order it covers them.