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Voici votre brief d’actu tech pour ce jeudi trois septembre deux mille vingt-six.

Le ministère de la Transition écologique a reconnu une cyberattaque contre ses services. La France rouvre aussi le dossier du Full Self-Driving de Tesla avec deux voitures d’essai. Puis les failles des services publics français posent une question de protection des citoyens. Enfin, Google accélère avec Gemini trois point huit Flash.

Le ministère de la Transition écologique a confirmé avoir été visé par une attaque informatique sophistiquée. Plusieurs sites gouvernementaux liés au ministère ont été inaccessibles mercredi deux septembre, après une attaque survenue la semaine précédente. Selon le ministère, l’attaque a ciblé des outils de messagerie. Des mesures particulières ont été prises pour y faire face et renforcer la sécurité des systèmes d’information. Un signalement au parquet a aussi été fait. Le site des consultations publiques en matière d’environnement, utilisé pour donner son avis sur des projets d’arrêtés ou de décrets, a affiché un message de maintenance. Des sites d’administrations régionales ont aussi été touchés. Le site spécialisé FrenchBreaches affirme qu’une cyberattaque visant le ministère a été revendiquée sur un forum criminel par un utilisateur anonyme. Celui-ci prétend disposer de plusieurs milliers de données. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information indique intervenir auprès d’administrations du ministère, après des suspicions de compromission de certains comptes utilisateurs. L’agence précise que ses investigations et ses mesures de remédiation peuvent provoquer l’interruption temporaire de certains services numériques. Cette attaque s’ajoute à une série d’incidents récents. La Direction générale des finances publiques a subi un vol massif de données fin juin et fin juillet, concernant au moins six cent soixante-dix-huit mille particuliers et professionnels, ainsi qu’environ deux cent mille comptes présents dans ses fichiers cadastraux. Le ministère de l’Éducation nationale a aussi révélé, fin juillet, le vol de données d’un nombre important d’agents. À la mi-août, des hackeurs ont revendiqué avoir obtenu des données personnelles de plusieurs dizaines de milliers d’enseignants et d’élèves, notamment dans les académies de Créteil et Versailles. Dans ce contexte, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information de constituer une nouvelle unité cyber, pour une réponse opérationnelle plus réactive.

Le ministère de la Transition écologique reconnaît avoir été la cible d’une cyberattaque Huffpost

Dans les transports, la France ouvre une nouvelle étape pour le Full Self-Driving supervisé de Tesla. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, dit avoir eu un échange constructif en visioconférence avec Elon Musk. Selon son message, les autorités françaises travaillent depuis plusieurs mois avec Tesla sur des adaptations techniques, afin de permettre à la France de soutenir une homologation européenne du système. Tesla fournit aussi deux véhicules pour des essais sur route. Le Full Self-Driving supervisé est présenté comme un système de niveau deux. Le conducteur reste donc responsable. En Europe, il est vendu sur abonnement à quatre-vingt-dix-neuf euros par mois. Il est déjà activable aux Pays-Bas, en Lituanie, en Estonie, au Danemark et en Belgique, mais pas en France. Environ deux cent soixante mille Tesla y seraient techniquement éligibles. Ce mouvement intervient six semaines après une position plus ferme du même ministre. Le vingt-deux juillet, Philippe Tabarot disait que les garanties de sécurité n’étaient pas suffisantes pour autoriser le système en l’état. Deux reproches étaient cités dans l’article : le système accepte de dépasser la limitation pour suivre le flux du trafic, et il ne garantit pas une attention suffisante du conducteur en ville, aux intersections et lors des changements de voie. L’article précise que rien n’indique que ces deux points aient été résolus. Le calendrier européen compte maintenant beaucoup. Une réunion du Comité technique pour les véhicules à moteur est attendue le six octobre. Pour une reconnaissance dans toute l’Union européenne, il faut une majorité qualifiée : quinze États sur vingt-sept, représentant soixante-cinq pour cent de la population. Le message du ministre parle de soutenir l’homologation européenne. Il ne dit pas que la France autorise déjà le système au niveau national.

La France ouvre la porte au FSD de Tesla malgré son refus de juillet avec deux voitures fournies par Elon Musk Frandroid

Plus largement, les failles dans les services publics français nourrissent une inquiétude sur la défense numérique des citoyens. Depuis la fin décembre deux mille vingt-cinq, France Travail, les impôts, l’Éducation nationale, le Logement et des services départementaux d’incendie et de secours ont été pris pour cible. Des pompiers du Gard, des Bouches-du-Rhône, de la Moselle, du Bas-Rhin et des Vosges ont appris la fuite de leurs données personnelles. Dans son rapport annuel de deux mille vingt-cinq, la Commission nationale de l’informatique et des libertés a recensé six mille cent soixante-sept violations de données, soit près de dix pour cent de plus qu’en deux mille vingt-quatre. Les administrations publiques représenteraient environ une attaque sur cinq. Une étude de l’entreprise Surfshark classe la France deuxième pays le plus touché par les violations de données, derrière les États-Unis, et premier au sein de l’Union européenne. Plus de quarante millions de comptes auraient été compromis en deux mille vingt-cinq. La chercheuse Florence Sèdes estime que la numérisation des services publics a parfois avancé plus vite que la sécurité. Elle évoque aussi les sous-traitants, les formations insuffisantes et le manque d’infrastructures conçues dès le départ pour la sécurité. L’article rappelle enfin que la France fait partie des derniers pays de l’Union européenne à ne pas avoir encore transposé la directive NIS deux, publiée en deux mille vingt-deux, qui prévoit notamment l’authentification à plusieurs facteurs pour des réseaux essentiels.

Cybersécurité: en France, les failles dans les services publics posent «un problème de défense du citoyen» RFI

Enfin, Google a lancé Gemini trois point huit Flash le deux septembre. C’est son troisième modèle Flash en six semaines. Logan Kilpatrick, responsable produit de l’intelligence artificielle chez Google, présente cette version comme un progrès dans le codage, les tâches dites agentiques et le raisonnement en plusieurs étapes. Google explique que le modèle enchaîne davantage d’étapes et utilise plus d’outils avant de répondre. Cela peut aider pour corriger un bug réparti sur plusieurs fichiers ou pour mener une tâche où le modèle doit se tester puis se corriger. En contrepartie, il génère plus de jetons, les unités de texte facturées par les outils d’intelligence artificielle. Google conseille donc de rester sur Gemini trois point sept Flash quand la priorité est la vitesse ou le coût. Le modèle est disponible via l’interface de programmation Gemini, AI Studio, Antigravity et l’application Gemini pour les abonnés payants Google AI Pro et Ultra. Le tarif reste celui de la version précédente jusqu’au trente et un décembre : zéro virgule soixante-quinze dollar le million de jetons en entrée, et trois virgule soixante-quinze dollars en sortie. Le premier janvier deux mille vingt-sept, ce prix doit doubler.

Gemini 3.8 Flash : Google sort son troisième modèle Flash en six semaines Frandroid

C’est la fin de ce brief d’actu tech.