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Union Européenne

Institutions europeennes, politique de l Union, economie sociale et rapports de force continentaux.

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Pour l’Union européenne, voici l’actualité de ce lundi sept septembre deux mille vingt-six.

En Allemagne, l’AfD arrive très largement en tête en Saxe-Anhalt, sans majorité absolue. À Bruxelles, Ursula von der Leyen ouvre la semaine au Groenland avec de nouveaux financements européens, tandis que la crise de Ceuta remonte jusqu’aux institutions. François-Xavier Bellamy met en garde contre une normalisation avec le régime de Vladimir Poutine. À l’approche du discours sur l’état de l’Union, un texte appelle la Commission à parler d’abord aux travailleurs. Et sur le plan financier, une analyse voit dans les difficultés budgétaires américaines une occasion pour l’Europe de créer son propre grand marché obligataire.

En Allemagne, l’Alternative pour l’Allemagne a écrasé le scrutin régional en Saxe-Anhalt, mais elle n’a pas obtenu la majorité absolue. Le parti d’extrême droite recueille quarante-trois virgule huit pour cent des voix, selon les résultats rapportés. Sa tête de liste, Ulrich Siegmund, avait auparavant écarté l’idée d’un gouvernement minoritaire, qu’il jugeait insuffisamment stable. L’AfD devra donc trouver des alliés pour gouverner. Le recul est très net pour les chrétiens-démocrates de la C D U, le parti du chancelier Friedrich Merz. Ils tombent à dix-sept virgule deux pour cent, alors qu’ils avaient obtenu trente-sept virgule un pour cent en deux mille vingt et un. Les sociaux-démocrates arrivent à neuf virgule trois pour cent. Les écologistes obtiennent huit virgule neuf pour cent, Die Linke huit virgule six pour cent, et l’Alliance Sahra Wagenknecht franchit aussi le seuil d’éligibilité avec cinq virgule trois pour cent. La participation est l’autre fait marquant du vote. Plus de trois quarts des inscrits, soixante-dix-sept virgule huit pour cent, se sont déplacés. C’est le taux le plus élevé en Saxe-Anhalt depuis la réunification allemande.

En Allemagne, le parti d’extrême AfD droite écrase le scrutin en Saxe-Anhalt, mais rate la majorité absolue et devra trouver des alliés RTBF Info

À Bruxelles, la rentrée européenne commence avec un déplacement d’Ursula von der Leyen au Groenland. La présidente de la Commission européenne doit annoncer ce lundi une nouvelle enveloppe de deux cents millions d’euros. Ce déplacement intervient après plusieurs semaines de tensions plus tôt dans l’année, liées aux demandes répétées du président américain Donald Trump d’acheter et de prendre le contrôle du Groenland. Selon l’article, la visite envoie aussi un signal à Washington. L’Union européenne entend rester présente dans les affaires arctiques, avec des investissements et une offre de partenariat économique à long terme avec Nuuk. La semaine prépare aussi le discours sur l’état de l’Union, prévu la semaine prochaine. Ursula von der Leyen doit rencontrer mercredi la Conférence des présidents du Parlement européen, qui réunit la présidente Roberta Metsola et les chefs des groupes politiques. Ce discours devrait aborder la stratégie de sécurité de l’Union, les migrations, d’éventuelles restrictions des réseaux sociaux pour les enfants, et le climat. En parallèle, la crise de Ceuta arrive à Bruxelles. Le dirigeant de l’enclave espagnole doit avertir l’Union contre le partenariat avec le Maroc, présenté comme fiable, et accuser Madrid d’avoir abandonné Ceuta.

THIS WEEK: Von der Leyen woos Greenland with fresh EU funds, as Ceuta crisis comes to Brussels EUobserver

François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains et du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen, a défendu une ligne ferme face à Moscou. Dans un entretien, il réagit à l’accusation allemande visant la Russie, soupçonnée d’avoir piloté des drones pour organiser un attentat sur un aéroport à Leipzig. Selon lui, la Russie cherche à tester l’Europe et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord. Il affirme que l’Europe doit être plus forte, non pas pour aller à la guerre, mais pour empêcher la guerre. Il cite à ce titre le projet européen pour l’industrie de défense, appelé E D I P, qu’il dit avoir porté. Interrogé sur la présence de la Russie au G vingt, il estime qu’on ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé. Il accuse Vladimir Poutine de mener une guerre contre le peuple ukrainien et contre les civils ukrainiens. Selon lui, remettre aujourd’hui le régime de Vladimir Poutine au rang des pays avec lesquels l’Europe aurait des relations normales serait une forme de trahison. François-Xavier Bellamy commente aussi la suspension temporaire des importations européennes de viande bovine en provenance du Brésil. La Commission européenne estime que le Brésil n’a pas donné assez de garanties sur l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’élevage. Bellamy y voit une reconnaissance du combat mené contre l’accord avec le Mercosur. Sur Ceuta, il met en cause le gouvernement socialiste espagnol et affirme que l’annonce d’une régularisation massive en Espagne a envoyé un message au monde entier.

François-Xavier Bellamy : « Rétablir [des relations normales] avec le régime de Poutine serait une forme de trahison » Public Sénat

À l’approche du discours sur l’état de l’Union, un texte publié avec le soutien de la Confédération européenne des syndicats appelle Ursula von der Leyen à s’adresser aux travailleurs plutôt qu’aux dirigeants d’entreprise. Il affirme que, dans la plupart des capitales de l’Union, le loyer d’un appartement modeste dépasse désormais le salaire mensuel d’un travailleur payé au minimum. Il évoque aussi une hausse de mille huit cents euros des factures d’énergie pour les familles. Le texte critique une approche de la compétitivité fondée sur la dérégulation. Il affirme que les pénuries de main-d’œuvre viennent surtout des bas salaires et des mauvaises conditions de travail, que les pénuries de compétences viennent d’un manque d’investissement dans la formation, et que la faible productivité vient de profits insuffisamment réinvestis. Il insiste aussi sur les marchés publics. L’Union européenne dépense plus de deux mille milliards d’euros par an dans des contrats publics, et le texte estime que l’attribution au moins-disant alimente les emplois précaires au lieu de créer des emplois de qualité.

Von der Leyen’s State of the Union Must Speak to Workers, Not CEOs Social Europe

Enfin, une analyse économique estime que les difficultés budgétaires des États-Unis ouvrent une fenêtre pour l’Union européenne. L’auteur affirme que, depuis la crise financière, les États-Unis n’ont pas respecté le critère européen de déficit à trois pour cent, et que les rendements des obligations américaines à dix ans et trente ans ont atteint environ quatre virgule sept pour cent et cinq virgule deux pour cent. Selon lui, l’Europe peut subir les effets de décisions américaines sur lesquelles elle n’a presque pas d’influence, avec une hausse de l’euro, une baisse de la demande américaine d’importations, ou des tensions inflationnistes importées. L’article défend donc la création d’un actif sûr européen, fondé sur une capacité permanente d’emprunt de l’Union et financé par ses propres ressources. Il présente cette idée comme un moyen de financer l’investissement public, de réduire certains risques nationaux, et de renforcer l’autonomie européenne.

America’s Fiscal Crisis Is Europe’s Chance to Build a Treasury Market of Its Own Social Europe

C’est la fin de ce brief consacré à l’Union européenne.