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Union Européenne

Institutions europeennes, politique de l Union, economie sociale et rapports de force continentaux.

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Voici le brief Union européenne pour ce jeudi dix-sept septembre deux mille vingt-six.

Ursula von der Leyen propose d’arrimer le Canada à l’Union européenne comme premier membre associé, et elle demande aussi une réponse européenne aux menaces hybrides et aux drones. Elle veut accélérer certains retours de migrants après Ceuta, tout en liant son programme à de nouvelles recettes européennes. Le climat occupe aussi le devant de la scène, avec un plan contre les canicules et une ligne plus ferme pour la COP trente et un. Puis le Parlement européen envoie un signal nuancé sur la santé, une tribune demande des obligations sociales en échange de l’argent public industriel, la répression anti L G B T I plus en Turquie suscite des critiques, et Charles Michel attaque la lenteur d’Ursula von der Leyen.

Ursula von der Leyen a proposé de faire du Canada le premier membre associé de l’Union européenne. L’annonce intervient alors qu’Ottawa cherche à réduire sa dépendance aux États-Unis, qui représentent environ soixante-dix pour cent de ses exportations. Dans son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission a dit vouloir bâtir avec le Canada une Alliance pour l’avenir, au-delà de l’accord économique et commercial global déjà en place. Le partenariat viserait la prospérité, la sécurité économique, la défense, l’Arctique, l’énergie, les minerais critiques, les batteries, l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et la cybersécurité. Un responsable canadien cité par l’article dit qu’Ottawa explore une relation plus étroite, sans aller jusqu’à l’adhésion complète. Le Canada voudrait notamment un arrangement permettant à ses citoyens de vivre et de travailler en Europe sans visa. Aucun cadre n’existe encore pour une telle association. Des précisions pourraient venir lors du sommet Canada-Union européenne prévu fin octobre.

EU Commission President Ursula von der Leyen proposes Canada as bloc’s first associate member European Interest

Dans le même discours, Ursula von der Leyen a demandé un mécanisme européen pour mieux répondre aux drones, sabotages et cyberattaques. Elle a parlé d’un outil inspiré de l’article quatre de l’OTAN, qui permet aux alliés de se consulter lorsqu’un pays estime sa sécurité menacée. Selon elle, l’Union a besoin de son propre guide de réponse aux menaces hybrides, surtout pour des actes qui restent en dessous d’une agression armée mais menacent clairement la sécurité nationale. Des responsables en Allemagne, au Danemark et en Pologne ont récemment attribué à la Russie des incursions de drones, des sabotages, des incendies criminels et de la surveillance d’installations de défense. La Commission doit aussi présenter des idées pour un Conseil européen de sécurité associant des partenaires comme le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège et l’Ukraine.

Ursula von der Leyen urges EU to enhance security against drone threats European Interest

Sur l’immigration, Ursula von der Leyen a proposé un cadre d’urgence pour permettre à l’Union de suspendre temporairement ses procédures ordinaires de retour quand un État membre fait face à une arrivée soudaine et massive de migrants irréguliers. Elle a présenté cette idée quarante-huit jours après les passages vers Ceuta, les trente et trente-et-un juillet. Plus de soixante-douze mille personnes ont alors franchi la frontière depuis le Maroc, selon l’article, et entre cinq mille et dix mille se trouveraient encore dans la ville. La présidente de la Commission n’a pas donné le contenu précis du futur cadre, ni de date pour une proposition législative. Elle a dit qu’il serait limité dans le temps, strictement encadré, et lié à une meilleure application du pacte sur la migration et l’asile. Elle a aussi demandé un renforcement de Frontex pour accélérer les retours.

Von der Leyen proposes emergency framework to speed up returns weeks after Ceuta Brussels Signal

Le programme présenté à Strasbourg dépend aussi d’argent que l’Union n’a pas encore. Ursula von der Leyen a lié ses priorités au prochain budget de long terme, de deux mille vingt-huit à deux mille trente-quatre, et à de nouvelles ressources propres, c’est-à-dire des recettes levées au niveau européen plutôt que par les budgets nationaux. Les contributeurs nets, dont l’Allemagne, ont résisté à l’idée de donner à Bruxelles sa propre base fiscale. La présidente de la Commission a aussi défendu une baisse des coûts administratifs, l’union de l’épargne et de l’investissement, et une refonte du marché unique à achever d’ici la fin de deux mille vingt-sept. Elle a décrit une Union à la fois forte et précaire, avec des coûts de l’énergie et du crédit qui pèsent, une relation commerciale très déséquilibrée avec la Chine, et des choix budgétaires à faire.

Von der Leyen ties her State of the Union agenda to fresh EU revenue Brussels Signal

Après un été meurtrier, l’Union prépare aussi un plan européen contre les canicules. Ursula von der Leyen a parlé de rivières comme le Danube, le Rhin et la Garonne qui s’assèchent, de plus de trente-cinq mille décès supplémentaires pendant les vagues de chaleur, et d’hôpitaux et maisons de retraite dangereusement surchauffés. Elle veut aussi créer à l’avenir une flotte européenne d’avions de lutte contre les incendies. Elle a qualifié cet été de moment de vérité, presque aucun territoire européen n’ayant été épargné. Les incendies en France et en Espagne ont entraîné l’évacuation de centaines de milliers de personnes. Des réacteurs nucléaires ont aussi été arrêtés en Hongrie et en France. Selon l’article, une étude du groupe World Weather Attribution a conclu que la chaleur et l’humidité extrêmes de cet été n’auraient pas eu lieu sans le changement climatique.

EU plans new European Heatwave Plan after deadly summer heat wave European Interest

Sur la diplomatie climatique, l’Union européenne veut arriver à la COP trente et un avec un message centré sur l’action. Selon un projet de conclusions du Conseil daté du quatorze septembre, le niveau actuel d’ambition et de mise en œuvre reste insuffisant pour limiter le réchauffement à un degré et demi. La COP doit se tenir à Antalya en novembre. Bruxelles veut défendre l’accord de Paris, mais aussi obtenir des résultats concrets : accélérer les énergies propres, sortir des combustibles fossiles, électrifier davantage, tripler les renouvelables, doubler les gains d’efficacité énergétique et réduire le méthane ainsi que les autres émissions hors dioxyde de carbone d’ici deux mille trente. Le financement climatique reste un point difficile. L’Union veut plus d’argent pour les pays en développement, mais souligne que les fonds publics ne suffiront pas seuls.

L'UE se rend à la COP31 avec un message clair : les promesses climatiques ne suffisent plus Euronews Europe FR

Au Parlement européen, les députés ont adopté leur réponse à la première stratégie de l’Union sur les maladies cardiovasculaires par cinq cent quarante-cinq voix contre quarante-sept, avec soixante-quinze abstentions. Le texte soutient davantage de prévention contre le tabac, la consommation nocive d’alcool et les régimes alimentaires malsains, ainsi qu’un meilleur dépistage. Mais il a été adouci sur plusieurs points. Sur l’alcool, il vise surtout la consommation nocive plutôt que d’affirmer qu’aucun niveau n’est sûr. Sur l’alimentation, il garde l’étiquetage nutritionnel en face avant et demande une définition européenne des aliments ultra-transformés, mais plusieurs mesures contraignantes ont été affaiblies. Sur le tabac, le Parlement réclame une nouvelle législation, tout en reconnaissant que les produits à la nicotine peuvent avoir des profils de risque différents.

Parliament sends mixed health signal as tobacco, alcohol and food rules come under scrutiny Brussels Signal

Dans une tribune sponsorisée par IndustriAll, l’auteur affirme que l’argent public destiné à l’industrie européenne doit venir avec des obligations publiques. Le texte vise notamment l’Industrial Accelerator Act. Il soutient que les secteurs de l’acier, de l’aluminium, de la chimie et du verre restent fragilisés par des coûts de l’énergie trop élevés, et qu’ils ne peuvent pas attendre dix ans pour des solutions. La tribune défend des conditions pour les entreprises aidées : investir, former les travailleurs, maintenir l’emploi et respecter la négociation collective, plutôt que distribuer de l’argent aux actionnaires tout en annonçant des fermetures. Elle rejette aussi l’idée que la compétitivité passe par une baisse des salaires ou des droits sociaux.

Public Money Must Come With Public Obligations for Europe’s Industry Social Europe

En Turquie, des arrestations visant des militants et manifestants L G B T I plus provoquent des inquiétudes en Europe. Au moins trente et un manifestants ont été arrêtés mardi, selon Reuters cité dans l’article, alors qu’ils soutenaient des responsables interpellés plus tôt lors de raids contre des associations. Des élus européens reprochent à la Commission de ne pas condamner plus fermement Ankara. L’eurodéputé socialiste espagnol Nacho Sánchez Amor estime que le silence de la Commission nuit à l’image de l’Union. La Commission a seulement dit être préoccupée par les arrestations et les procédures visant des militants, associations de défense des droits et entreprises. La Turquie reste candidate à l’élargissement, même si les discussions sont gelées de fait depuis deux mille seize.

Turkey’s anti-LGBTI+ crackdown draws meek EU criticism EUobserver

Enfin, Charles Michel a vivement critiqué Ursula von der Leyen avant son discours de Strasbourg. L’ancien président du Conseil européen estime qu’elle est très lente à prendre les décisions nécessaires face aux défis de l’Union. Il dit que la Commission a multiplié les initiatives, mais que les entrepreneurs ne voient pas assez de résultats ni de sentiment d’urgence. Selon lui, la compétitivité doit être la priorité numéro un, avec moins de surréglementation, plus d’investissements et une vraie avancée sur l’union des marchés de capitaux. Il accuse aussi Ursula von der Leyen d’avoir suivi les États-Unis les yeux fermés dans la relation avec Donald Trump, parfois contre les intérêts fondamentaux de l’Union. Charles Michel dit rester optimiste, car, selon lui, il n’y a pas de plan B.

"Manque de cap" : Charles Michel fustige Ursula von der Leyen pour sa lenteur Euronews Europe FR

C’est la fin de ce brief Union européenne.