Afrique francophone
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Voici le brief Afrique francophone du vendredi dix-huit septembre deux mille vingt-six.
En République démocratique du Congo, les soignants font face à une épidémie d’Ebola meurtrière. Au Niger, Washington revient dans le secteur de l’uranium. À Congo-Kinshasa, l’opposition dénonce une répression meurtrière. À Djibouti, plus de deux mille Yéménites sont arrivés après avoir fui les combats. En Guinée, une mise en demeure de France 24 ravive les tensions autour des médias. En Algérie, les règles de la pêche au thon rouge se durcissent. Au Congo-Brazzaville, l’exploitation pétrolière est accusée de polluer le Kouilou. Et l’Algérie et le Bélarus affichent de nouveaux axes de coopération.
En République démocratique du Congo, les équipes médicales travaillent dans des conditions très difficiles face à une épidémie d’Ebola qui continue de faire des victimes. Dans les zones touchées, les inhumations demandent des précautions particulières, car les corps restent contagieux après la mort. Les fossoyeurs doivent creuser profondément la terre pour enterrer les personnes décédées du virus. Dans l’est du pays, les violences compliquent aussi l’action humanitaire. L’accès aux zones reculées reste difficile, alors que des patients ont besoin de soins. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré mercredi que des signes de progrès apparaissaient dans la province de l’Ituri. Mais il a aussi replacé cette flambée dans un contexte plus large, marqué par plusieurs épidémies dans différentes régions. Cette flambée est liée au virus de Bundibugyo, une espèce rare du virus Ebola. La semaine dernière, les autorités congolaises ont annoncé que l’épidémie, présentée comme la progression la plus rapide jamais enregistrée pour cette maladie, s’était étendue à sept provinces. Pour l’instant, aucun signe de ralentissement n’a été observé.
RDC : les équipes médicales face à une épidémie d’Ebola meurtrière Africanews FRAu Niger, le gouvernement américain a approuvé, selon des informations relayées par Mena Today, un financement pouvant atteindre quatre cent quatorze millions de dollars pour un projet d’uranium. Cette facilité de crédit, validée par la United States Development Finance Corporation, doit aller au minier canadien Global Atomic pour son projet Dasa, présenté comme le gisement d’uranium à plus haute teneur d’Afrique. La décision est décrite comme une percée pour Washington, deux ans après l’expulsion des forces américaines du Niger. Le pays est aussi en conflit avec le groupe français Orano, longtemps dominant dans le secteur. L’article souligne toutefois des risques importants. Il cite des attaques jihadistes répétées et une tentative de mutinerie le mois dernier contre la présidence et une base aérienne stratégique. Face à des corridors d’exportation vers la côte devenus plus dangereux, Global Atomic envisagerait une route alternative via l’Algérie. L’uranium a été ajouté l’an dernier à la liste américaine des minéraux critiques.
Niger: Washington revient par la grande porte au pays AllAfrica FRÀ Congo-Kinshasa, la répression d’une marche de la Coalition Article 64 ravive les tensions politiques. La marche, organisée mardi contre le projet de changement de la Constitution, a été réprimée par la police dans différentes villes du pays. La Coalition Article 64 fait état d’arrestations, de blessés et de morts. Francklin Tshiamala, secrétaire général du Leadership pour la gouvernance et le développement, affirme qu’il y a eu des morts, sans en préciser le nombre. Il cite notamment le garde du corps de Prince Epenge, responsable de l’Action pour la démocratie et le développement au Congo, qui serait décédé de ses blessures. La Coalition accuse aussi des membres de la Force du progrès, un mouvement de jeunes associé à l’Union pour la démocratie et le progrès social, le parti du président Félix Tshisekedi, d’avoir participé aux violences. Le parti présidentiel conteste ces accusations. Christian Lumu Lukusa, vice-président de sa Ligue des jeunes, reconnaît des gaz lacrymogènes et des affrontements, mais juge mensongères les accusations de l’opposition et demande des enquêtes. La société civile, elle, dénonce ce qu’elle présente comme une impunité autour de la Force du progrès.
Congo-Kinshasa: L'opposition dénonce une répression meurtrière AllAfrica FRÀ Djibouti, plus de deux mille Yéménites sont arrivés après avoir fui les combats. Ces familles ont traversé la mer à bord de petites embarcations, dans un trajet dangereux qui peut durer près d’une journée. Djibouti, qui compte à peine un million d’habitants, dit avoir de plus en plus de mal à faire face à cet afflux. L’Organisation internationale pour les migrations redoute une intensification des déplacements si les combats se poursuivent. Selon l’article, moins de cent mille Yéménites ont quitté le pays depuis l’intensification des affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles houthis soutenus par l’Iran. Les Houthis contrôlent désormais le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, un passage maritime essentiel entre l’Asie et l’Europe.
Plus de 2 000 Yéménites fuyant les combats ont rejoint Djibouti Africanews FREn Guinée, la Haute Autorité de la Communication a mis en demeure France 24. Le régulateur reproche à la chaîne d’avoir utilisé à l’antenne l’expression de « président putschiste » pour désigner Mamadi Doumbouya. Dans sa décision rendue publique mercredi seize septembre, la Haute Autorité juge cette terminologie inappropriée à l’égard du chef de l’État, élu lors de la présidentielle de décembre deux mille vingt-cinq. Elle demande à la chaîne de cesser d’utiliser des termes considérés comme dégradants envers les institutions guinéennes et de procéder à des rectifications sur ses canaux numériques. À ce stade, il ne s’agit pas d’une suspension. France 24 a reconnu l’emploi de l’expression et indiqué qu’elle présenterait des excuses ainsi qu’une rectification. Cette affaire intervient après plusieurs mesures restrictives visant des médias privés guinéens depuis deux mille vingt-trois.
Guinée: La mise en demeure de France 24 ravive les tensions autour de la régulation des médias AllAfrica FREn Algérie, la réglementation sur la pêche au thon rouge a été mise à jour par un arrêté ministériel signé le trente avril et publié au Journal officiel. Le texte concerne les bateaux sous pavillon national. Il précise les règles de contrôle en mer, le suivi des poissons vivants et l’encadrement des fermes d’engraissement. Il introduit notamment le document de capture électronique, qui permet de suivre les prises de la capture jusqu’à la commercialisation. Il ajoute aussi la caméra stéréoscopique, un dispositif qui produit des images en trois dimensions pour mesurer la taille des poissons avec une marge d’erreur réduite. L’objectif est d’estimer plus sûrement le nombre de thons capturés et leur poids total, alors que les quotas sont strictement plafonnés au niveau régional.
Pêche au thon rouge : l’Algérie durcit les règles avec des caméras 3D et une traçabilité électronique Algérie360Au Congo-Brazzaville, des organisations de la société civile alertent sur les effets de l’exploitation pétrolière dans le département du Kouilou. Des agriculteurs signalent depuis plusieurs années une baisse des rendements dans les champs de manioc. Des arbres fruitiers, dont des manguiers, des bananiers et des safoutiers, seraient aussi touchés. La Commission Justice et Paix du diocèse de Pointe-Noire a mené une enquête avec des partenaires et des instituts de recherche dans onze villages proches des zones pétrolières de Bondi et Tchiamba-Nzassi. Selon son rapport, les sols, l’eau et l’air sont contaminés par des hydrocarbures à des niveaux supérieurs aux seuils de l’Organisation mondiale de la santé. La commission demande une application stricte de l’interdiction du torchage du gaz, un fonds d’indemnisation, des études sanitaires et un dialogue avec les autorités et les compagnies pétrolières.
Congo-Brazzaville : l’exploitation pétrolière accusée de polluer le Kouilou Africanews FREnfin, en Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune a reçu Natalia Kochanova, présidente du Conseil de la République de l’Assemblée nationale du Bélarus. La rencontre vise à renforcer la coopération bilatérale. La responsable biélorusse a dit que son pays était disponible pour développer la coopération dans plusieurs domaines, conformément aux accords conclus entre les deux chefs d’État. Les discussions ont porté sur l’agriculture, l’industrie, l’éducation, la santé et les produits pharmaceutiques. Des échanges parlementaires sont aussi prévus, avec des groupes d’amitié et un mémorandum d’entente attendu entre les chambres hautes des deux pays. Les deux parties ont aussi évoqué la volonté de renforcer les investissements et d’augmenter les échanges commerciaux.
Tebboune reçoit Natalia Kochanova : voici les nouveaux axes de coopération entre l’Algérie et le Bélarus Algérie360C’est la fin de ce brief Afrique francophone.