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Voici le brief actu tech du mardi premier septembre deux mille vingt-six.

Tim Cook a quitté la direction générale d’Apple avec une lettre d’adieu à ses équipes. En France, la facturation électronique obligatoire soulève des questions de cybersécurité. L’Europe prépare un bonus automobile réservé aux voitures électriques assemblées dans l’Union européenne. La mission spatiale Roman vise une moisson d’exoplanètes. JBL lance une gamme d’enceintes multiroom. Un modèle d’optimisation aide les industriels à arbitrer entre recyclage et remise à neuf. Et l’intelligence artificielle relance le débat sur la place de l’auteur.

Tim Cook a passé hier sa dernière journée comme directeur général d’Apple. Avant de quitter ce poste, il a envoyé une lettre aux salariés de l’entreprise, révélée d’abord par Bloomberg. Il y écrit qu’il aime Apple et l’équipe qui la porte. Le ton n’est pas celui d’un bilan financier. Il remercie surtout les salariés et affirme que sa réussite leur revient entièrement. Tim Cook dirigeait Apple depuis août deux mille onze, après avoir succédé à Steve Jobs. En quinze ans, la valorisation de l’entreprise a dépassé quatre mille milliards de dollars, soit près de trois mille cinq cents milliards d’euros. Son départ avait été officialisé au printemps. À partir d’aujourd’hui, John Ternus, responsable de l’ingénierie matérielle, prend la relève. L’article souligne le changement de profil : Tim Cook venait des opérations et de la chaîne d’approvisionnement, tandis que John Ternus est ingénieur. Tim Cook ne quitte pas complètement Apple. L’entreprise a confirmé qu’il devient président exécutif du conseil d’administration, avec notamment les relations avec les gouvernements dans son périmètre. Dans sa lettre, il dit qu’il se retire d’un rôle qu’il a profondément aimé, mais qu’il reste dans l’entreprise.

« J’aime cette entreprise » : la lettre d’adieu de Tim Cook à ses équipes pour son dernier jour de CEO d’Apple Frandroid

En France, la facturation électronique devient obligatoire à partir d’aujourd’hui pour les entreprises soumises à la taxe sur la valeur ajoutée. Toutes devront recevoir des factures électroniques. Elles devront aussi transmettre des données de transaction et de paiement à l’État. Les plus petits acteurs, avec moins de deux cent cinquante salariés et un chiffre d’affaires inférieur à cinquante millions d’euros, disposent d’un an de plus pour s’y mettre. En cas de manquement, l’amende prévue est de cinquante euros par facture électronique non émise, dans la limite de quinze mille euros par an. Le déploiement passe par cent trente-cinq plateformes agréées par l’État, souvent opérées par des entreprises privées. Delphine Chevallier, fondatrice d’un cabinet spécialisé en cybersécurité, prévient que les fonctionnalités simples pourront parfois être gratuites, mais que des opérations plus complexes risquent vite de devenir payantes. Le sujet inquiète aussi sur le plan cyber. Elle rappelle qu’une facture contient des données sensibles, comme les clients, les prestations et les montants. Elle conseille de garder un plan de secours et un suivi des factures en dehors des plateformes. Bérengère Dubus, dirigeante de l’Union des intermédiaires de crédit, estime de son côté que de grandes plateformes regroupant beaucoup de factures rendront les cyberattaques plus tentantes.

La facturation électronique risque-t-elle d’être ciblée par les cyberattaques ? 20 Minutes

Dans l’automobile, l’Allemagne veut réserver son aide à l’achat de voitures électriques aux modèles fabriqués dans l’Union européenne. Les partis de la coalition allemande l’ont acté le trente et un août, mais Berlin attend encore des critères européens de contenu local compatibles avec le droit de l’Union. Ce chantier s’inscrit dans un projet de règlement européen appelé Industrial Accelerator Act. L’idée est de favoriser le fabriqué dans l’Union européenne pour les aides aux voitures électriques, d’abord dans les marchés publics et les flottes d’entreprise. Le point central reste à définir : une voiture européenne se juge-t-elle au lieu d’assemblage, à l’origine des batteries ou à la part de composants européens ? La France applique déjà un bonus écologique fondé sur l’empreinte carbone de la batterie, ce qui écarte certains modèles asiatiques. Les constructeurs européens comme Renault, Volkswagen, Stellantis, BMW ou Mercedes pourraient profiter d’une telle règle. Les marques chinoises, elles, seraient pénalisées, sauf si elles produisent en Europe. Pékin y voit une mesure protectionniste et a prévenu Bruxelles que plusieurs secteurs pourraient être menacés, dont les batteries, les véhicules zéro émission, le solaire et les matières premières critiques.

Voiture électrique : l’Europe prépare un bonus réservé au « Made in EU » Frandroid

Dans l’espace, le télescope spatial Nancy Grace Roman de la Nasa a été lancé avec succès dimanche et file vers le point de Lagrange L deux. Sa mission vise notamment à transformer la chasse aux exoplanètes. D’après l’article, Roman pourrait multiplier par quinze le nombre d’exoplanètes connues et en découvrir environ cent mille nouvelles. Le télescope combinera trois méthodes. La microlentille gravitationnelle cherchera de minuscules variations de luminosité devant des centaines de millions d’étoiles. Les transits repéreront les baisses de luminosité quand une planète passe devant son étoile. L’imagerie directe servira, elle, à préparer de futurs observatoires capables de photographier des mondes ressemblant davantage à la Terre. Bertrand Mennesson, directeur scientifique adjoint de la mission Roman au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, précise que le coronographe de Roman est d’abord une démonstration technologique. Son succès n’est donc pas requis pour valider la mission, mais il doit tester des technologies de contraste très avancées. Selon lui, l’intérêt de Roman tient aussi aux découvertes imprévisibles, celles que l’on ne peut pas encore anticiper.

« Ces découvertes que l’on ne peut même pas encore prévoir », avec le directeur scientifique adjoint de la mission Roman Futura

Côté audio, JBL dévoile Cove, une nouvelle gamme d’enceintes Wi-Fi pour diffuser du son dans plusieurs pièces de la maison. Trois modèles sont prévus. La Cove M un est le modèle compact d’entrée de gamme. La Cove P un est portable, avec une autonomie annoncée jusqu’à quatorze heures et une résistance à la poussière et aux projections d’eau. La Cove X un est le modèle le plus ambitieux, avec quatre tweeters et deux woofers. Selon JBL, les Cove P un et X un intègrent le Dolby Atmos. Toute la gamme mise sur le calibrage automatique, un son homogène dans la pièce et une limitation de la distorsion à volume élevé. Les enceintes peuvent aussi s’associer à certaines barres de son JBL pour servir de canaux arrière. Les prix annoncés vont d’environ deux cent trente euros à cinq cents euros.

JBL Cove : un ensemble d’enceintes multiroom qui va faire trembler Sonos Frandroid

Dans l’industrie, des chercheurs présentent un modèle d’optimisation pour aider les entreprises à choisir entre recyclage, remise à neuf de produits usagés, ou combinaison des deux. Leur étude porte sur des fabricants d’équipements d’origine en concurrence avec des remanufacturiers indépendants. Le modèle tient compte des coûts de production, de collecte, de recyclage, de remise à neuf, de l’efficacité des matériaux recyclés et de l’acceptation des produits remis à neuf par les consommateurs. Dans le cas des batteries de véhicules électriques, l’article indique que la remise à neuf coûte environ la moitié d’une batterie neuve, contre vingt pour cent pour le recyclage. Dans ces conditions, le modèle montre qu’une stratégie hybride est la plus rentable.

Un algorithme aide les entreprises à définir la stratégie optimale pour recycler et remettre un produit usagé à neuf The Conversation FR

Enfin, l’intelligence artificielle générative relance la question de la mort de l’auteur. L’article rappelle que Roland Barthes ne disait pas, en mille neuf cent soixante-sept, que l’écrivain disparaissait physiquement. Il contestait plutôt l’idée que l’auteur impose seul le sens d’un texte. Avec les systèmes capables d’imiter un style ou de prolonger un univers de fiction, cette question devient plus concrète. L’auteur de l’article estime toutefois que l’intelligence artificielle ne tue probablement pas l’auteur une seconde fois. Elle agit plutôt comme un interprète sophistiqué, entraîné sur de vastes ensembles de textes. Elle peut recombiner des formes, mais elle n’a ni expérience vécue, ni intention artistique, ni responsabilité morale.

L’IA a-t-elle vraiment « tué » l’auteur ? The Conversation FR

C’est la fin de ce brief actu tech du jour.