France
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Voici l’actualité France de ce lundi cinq octobre.
Dans ce brief, le gouvernement veut une reprise des cours dans les lycées quand la sécurité le permet, sur fond de violences et de plaintes. Une étude décrit ensuite une grande pauvreté en hausse, au plus près de l’aide alimentaire. Marine Le Pen renouvelle son soutien à Jordan Bardella. La primaire de la gauche sociale-démocrate reste dominée par la question de Jean-Luc Mélenchon. Puis nous irons en Guyane, où l’eau potable manque malgré l’abondance des pluies. Nous reviendrons aussi sur la mort de Dafroza Gauthier. Enfin, une enquête décrit l’influence discrète des lobbys agroalimentaires.
Blocage des lycées en France: le gouvernement souhaite une reprise des cours où la sécurité le permet RFILe gouvernement veut rouvrir les lycées partout où les conditions de sécurité le permettent, après une semaine de blocages marquée par de fortes tensions. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé une reprise des cours dès ce lundi dans les établissements où c’est possible. Il fixe aussi un calendrier sur une partie des revendications. Il demande notamment un traitement prioritaire, dans chaque académie, des absences longues non remplacées et des postes non pourvus, avec un premier bilan attendu le seize octobre. Une réunion est aussi prévue avec les présidents de région sur la rénovation des lycées. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué qu’entre quatre cents et cinq cents établissements, sur trois mille sept cents lycées, avaient dû suspendre les cours vendredi. Il a aussi fait état de soixante-dix-huit personnels de l’Éducation nationale blessés, de vingt-quatre établissements incendiés ou saccagés, et d’une facture qui pourrait atteindre entre vingt et trente millions d’euros. Le mouvement, parti mi-septembre d’un lycée de Créteil, porte sur les moyens humains et financiers, les professeurs absents non remplacés et l’état des bâtiments. À Saint-Denis, une assemblée générale de plusieurs centaines de personnes a appelé à poursuivre les blocages, tandis que des lycéens dénoncent une éducation délaissée et inégalitaire. Les suites judiciaires s’accumulent aussi. À Belfort, un mineur de dix-sept ans et demi, soupçonné d’avoir participé à l’agression d’un policier, porte plainte pour tentative de meurtre contre un fonctionnaire de police. Son avocat affirme qu’il a été victime d’une tentative de noyade lors d’une interpellation près d’un ruisseau. Le procureur dit, lui, que rien n’indique que la tête du jeune homme ait été immergée, dans un ruisseau dont la profondeur maximale indiquée est de dix-neuf centimètres. Deux mineurs sont poursuivis pour violences aggravées. À Tours, la famille d’un lycéen de seize ans qui a perdu l’usage d’un œil a porté plainte pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique. À Marseille, un mineur de quinze ans et demi a été placé en détention provisoire après sa mise en examen pour acte de barbarie, dans une affaire où une femme de quarante ans a été brûlée au visage avec un spray enflammé.
Mouvement lycéen en France: un mineur interpellé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre RFIUne étude publiée ce lundi décrit une hausse de la grande pauvreté en France, à partir de données des Restos du Cœur. Cinq chercheurs en économie ont travaillé sur cette base issue de la principale association d’aide alimentaire du pays. Le reportage donne à voir des personnes qui ne peuvent plus couvrir leurs besoins alimentaires et résidentiels. Dans une antenne parisienne, Mariam, mère seule et sans papiers, dit vivre avec deux cents ou trois cents euros, parfois rien. Patrice, étudiant de vingt-cinq ans, explique qu’après avoir payé son loyer, il lui reste parfois moins de deux cents euros, ou moins de cent euros par mois. L’étude montre aussi que la précarité du logement a plus que doublé depuis deux mille dix-huit. Les bénévoles décrivent des personnes hébergées en urgence, en résidence sociale, en colocation contrainte, ou à la rue. Ils insistent sur une autre réalité : il est très difficile de sortir de la grande pauvreté, surtout pour des familles où les adultes ne peuvent pas travailler et où les enfants dépendent de cette aide pour manger.
En France, ne plus pouvoir faire face à ses besoins alimentaires et résidentiels, une réalité en hausse RFIMarine Le Pen a réaffirmé sa confiance en Jordan Bardella après trois jours de silence. Elle s’exprimait après la publication par Mediapart de documents présentés comme des preuves d’écrits antisémites attribués au président du Rassemblement national. Dans La Tribune Dimanche, la candidate à l’élection présidentielle dit avoir totalement confiance en lui. Jordan Bardella nie les accusations et parle de faux documents. Il a annoncé une plainte pour faux et usage de faux, en plus d’une plainte pour diffamation. Plusieurs adversaires politiques du Rassemblement national estiment au contraire qu’il est vraisemblablement l’auteur de ces écrits. Marine Le Pen et Jordan Bardella doivent apparaître ensemble pour présenter la trajectoire budgétaire de la candidate.
France: Marine Le Pen réaffirme sa confiance en Jordan Bardella après trois jours de silence RFIÀ gauche, le dernier débat de la primaire sociale-démocrate a encore tourné autour de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise. Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel cherchent à représenter cette famille politique en deux mille vingt-sept, mais ils divergent sur une alliance avec La France insoumise. Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj s’y opposent nettement. Olivier Faure défend la nécessité d’un rassemblement de la gauche à l’Assemblée. Ségolène Royal a accusé Raphaël Glucksmann de mener un hold-up sur le Parti socialiste, ce qu’il rejette. Les candidats ont aussi exprimé leur soutien aux revendications des lycéens. Le premier tour de la primaire est prévu les neuf et dix octobre, mais l’article souligne un intérêt limité du public.
Débat de la primaire de la gauche (3/3) : Jean-Luc Mélenchon encore et toujours au centre des débats France 24En Guyane française, l’accès à l’eau potable reste fragile malgré un territoire très arrosé. L’article décrit un paradoxe : l’Amazonie reçoit beaucoup de pluie et compte un vaste réseau de cours d’eau, mais les sécheresses deviennent plus fréquentes, et certaines zones manquent d’eau potable. Sur le littoral, l’eau vient surtout des fleuves et des criques. En saison sèche, l’eau salée peut remonter dans les estuaires et rendre l’eau impropre à la consommation. Dans l’intérieur, des villages isolés dépendent encore des fleuves, parfois d’une eau peu traitée. L’orpaillage, les sédiments, les bactéries et les hydrocarbures dégradent aussi la ressource. Les eaux souterraines pourraient aider, mais elles restent mal connues. En deux mille vingt-six, le réseau de surveillance compte seize piézomètres, un niveau jugé très faible pour comprendre les nappes.
Paradoxe d’abondance : l’Amazonie française manque d’eau potable The Conversation FRDafroza Gauthier est morte à Reims, à soixante-douze ans. Avec son mari Alain, elle a traqué pendant près de trente ans des Rwandais réfugiés en France et soupçonnés d’avoir participé au génocide des Tutsi. Le couple, souvent surnommé les Klarsfeld du Rwanda, a cofondé en deux mille un le Collectif des parties civiles pour le Rwanda. Cette association est à l’origine de la quasi-totalité des plaintes déposées en France contre des suspects. Dafroza Gauthier avait perdu une grande partie de sa famille pendant le génocide de mille neuf cent quatre-vingt-quatorze. Elle disait que la justice permettait de réhabiliter les victimes et de lutter contre l’impunité.
Dafroza Gauthier, "la chasseuse de génocidaires" rwandais, est morte France 24Enfin, une enquête décrit les stratégies de l’industrie agroalimentaire pour peser sur les décisions publiques. Elle prend l’exemple du Nutri-Score, maintenu malgré une forte bataille, tandis que d’autres mesures, comme une taxation des produits trop sucrés, un encadrement de la publicité ou le caractère obligatoire du logo, ont été abandonnées. L’article décrit une influence qui passe par la recherche, les arguments économiques ou culturels, les rencontres avec les élus, les médias, les associations et parfois les tribunaux. Ses auteurs proposent notamment plus de transparence sur les liens d’intérêts et un financement indépendant de la recherche et de la prévention.
Qui décide du menu dans nos assiettes ? Enquête sur l’influence discrète des lobbys agroalimentaires The Conversation FRC’est la fin de ce brief France.