France
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Voici le brief France de ce mercredi sept octobre.
Le gouvernement banalise une demi-journée dans les lycées face à la colère des élèves, tandis que les blocages doivent reprendre. La bataille des chiffres continue sur le budget de l’Éducation nationale. A Belfort, une enquête est ouverte après une intervention policière filmée. La sécheresse réduit l’accès à l’eau potable pour près de cent mille personnes. Les contrôles aux frontières se renforcent après la crise de Ceuta. En Allemagne, une partie de l’extrême droite relance le fantasme de l’Alsace-Lorraine. Et Marine Le Pen détaille son plan d’économies pour les finances publiques.
Le gouvernement annonce la suspension des cours dans les lycées sur une demi-journée, mercredi ou jeudi, pour "un temps de démocratie" France InfoFace à la mobilisation lycéenne, Sébastien Lecornu a annoncé la suspension des cours dans les lycées sur une demi-journée. Le Premier ministre a parlé mardi à l’Assemblée nationale d’une banalisation complète des emplois du temps. L’objectif est de permettre à chaque équipe de direction et à chaque proviseur d’organiser un temps de démocratie interne avec les élèves. Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a défendu cette décision devant les députés. Il a estimé qu’on ne pouvait pas demander l’écoute des lycéens tout en refusant toute forme de débat dans les établissements. Ce temps d’échange doit avoir lieu mercredi ou jeudi dans toutes les classes. Mais la mobilisation ne s’arrête pas pour autant. L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent à poursuivre les actions, avec de nouveaux cortèges jeudi, à Paris et dans d’autres villes. Mardi, la journée a été très suivie. L’intersyndicale de la jeunesse revendique au moins quatre cent cinquante mille manifestants en France, dont cent mille à Paris. Le ministère de l’Intérieur annonce de son côté deux cent cinquante-six mille manifestants, dont cinquante-six mille dans la capitale. Le ministère fait aussi état de quatre cent quatre-vingt-huit interpellations et de quarante-trois membres des forces de l’ordre blessés. Dans les lycées, huit cent quatre-vingt-onze établissements ont été touchés mardi par le mouvement, selon le ministère de l’Éducation, avec des cours suspendus totalement ou partiellement dans un quart des lycées.
Mobilisation des lycéens : les blocages doivent reprendre mercredi matin, au lendemain de la grande journée de manifestations France InfoDans ce contexte, le budget de l’Éducation nationale reste au cœur du débat. La France insoumise affirme que le projet de loi de finances pour deux mille vingt-sept prévoit six cent cinquante millions d’euros de moins pour l’Éducation nationale et mille six cents postes de professeurs en moins. Le ministre Edouard Geffray met en avant, lui, une hausse d’un milliard deux cents millions d’euros. La différence vient en partie de la façon de compter l’inflation. En corrigeant le budget avec une inflation de deux virgule un pour cent, pensions comprises, le calcul de La France insoumise aboutit bien à une baisse d’environ six cent cinquante millions d’euros. Bercy conteste ce chiffre et retient une autre prévision d’inflation. Hors retraites et corrigé de l’inflation, la baisse serait de plus de deux cents millions d’euros, et non de six cent cinquante millions. Sur les postes, le chiffre avancé par La France insoumise est correct à quelques unités près. Le gouvernement prévoit la suppression de mille cinq cent quatre-vingt-huit postes d’enseignants titulaires, dont mille deux cent cinquante dans l’enseignement public. L’exécutif justifie cette mesure par une baisse démographique attendue de cent quatre-vingt mille élèves à la rentrée deux mille vingt-sept.
Le budget prévoit-il "650 millions en moins" pour l'Education nationale et "1 600 postes de professeurs en moins", comme l'affirme LFI ? France InfoA Belfort, une enquête est ouverte après une intervention de la Brigade anti-criminalité filmée en marge du mouvement lycéen. La vidéo, devenue virale depuis dimanche, montre une voiture banalisée roulant vite vers de jeunes hommes qui s’enfuient, puis deux policiers en civil sortant du véhicule. Le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois, confirme qu’une enquête doit déterminer les circonstances de cette intervention. Selon les premiers éléments dont il dispose, le véhicule de police avait d’abord été pris pour cible par quatre personnes aux abords du principal lycée de Belfort, avec des jets de pavés qui ont touché la voiture à plusieurs endroits. La scène visible commence seulement au moment de la poursuite. Le procureur affirme que la voiture ne s’est pas encastrée dans un mur et s’est arrêtée au ras d’une poubelle en inox. Trois jeunes hommes de dix-neuf à vingt ans ont été interpellés, puis relâchés en attendant la suite des investigations. Le conducteur du véhicule doit être entendu dans les prochains jours.
A Belfort, après avoir essuyé des jets de pavé, une voiture de police fonce vers des jeunes hommes pour les interpeller France InfoLa sécheresse continue aussi de peser sur la vie quotidienne. Au vingt-huit septembre, quatre-vingt-quatorze mille habitants étaient concernés par des mesures d’urgence pour leur approvisionnement en eau potable, selon le cabinet de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Les réponses varient selon les territoires : camions-citernes, distributions de bouteilles, coupures ou tours d’eau. Le phénomène touche l’ensemble de la métropole, de la Bretagne au Grand Est, jusqu’au sud du pays. La situation s’est dégradée depuis début septembre, quand environ soixante-cinq mille personnes étaient concernées. Le mois de septembre a été très sec, avec vingt et un millimètres de pluie en moyenne en France, soit soixante-dix pour cent de moins que la normale. Selon Météo-France, le pays n’a connu aucun mois excédentaire en pluie depuis mars deux mille vingt-six.
France: près de 100 000 personnes ont un accès réduit à l'accès à l'eau potable en raison de la sécheresse RFIAux frontières, les contrôles se sont renforcés après la crise de Ceuta. Le trente juillet, plus de soixante-dix mille personnes sont entrées irrégulièrement en quelques heures dans l’enclave espagnole située au nord du continent africain, à la frontière du Maroc. En France, le ministre de l’Intérieur a ensuite annoncé des renforts. Deux mois plus tard, l’augmentation est visible à la frontière franco-italienne, notamment près de Menton. Une association italienne évoque entre soixante et soixante-dix réadmissions par jour. Sur place, des policiers contrôlent certains véhicules, avec aussi des moyens aériens signalés. Des associations dénoncent des refoulements difficiles à contester et des contrôles discriminatoires, notamment dans les trains. La police aux frontières n’a pas souhaité s’exprimer sur les opérations menées.
En France, les contrôles aux frontières ont augmenté à la suite de la crise à Ceuta RFIAutre sujet lié au territoire français : en Allemagne, une partie de l’extrême droite entretient le fantasme d’un retour de l’Alsace-Lorraine dans un espace allemand élargi. Le trois octobre, un responsable du mouvement de jeunesse de l’Alternative für Deutschland a publié une carte montrant une Allemagne englobant notamment l’Autriche, le Luxembourg, une partie de l’Italie et de la Suisse, ainsi que l’Alsace et une partie de la Moselle. Le message a été rapidement supprimé. L’article relève aussi d’autres publications et prises de position autour des prétendus territoires perdus, sans que cela émane nécessairement de la direction du parti.
En Allemagne, le fantasme d’une partie de l’extrême droite de récupérer l’Alsace-Lorraine (et plus encore) HuffpostEnfin, Marine Le Pen a présenté la trajectoire budgétaire qu’elle défend pour une éventuelle arrivée au pouvoir. La candidate du Rassemblement national dit vouloir réaliser cent quarante milliards d’euros d’économies d’ici deux mille trente-deux. Elle propose aussi une règle d’or inscrite dans la Constitution par référendum, pour fixer un seuil maximal de déficit. Dans son plan, l’immigration représenterait quinze milliards d’euros d’économies en deux mille vingt-sept, puis vingt-neuf milliards en année pleine. Les collectivités locales seraient aussi mises à contribution, à hauteur de huit milliards deux cents millions d’euros en deux mille vingt-sept. Ses propositions ont été critiquées par Edouard Philippe, Paul Midy et Jean-Luc Mélenchon, qui les jugent irréalistes ou dangereuses.
140 milliards d’euros d’économies d’ici 2032 : « l’effort radical » proposé par Marine Le Pen pour « redresser » les finances publiques Public SénatC’est la fin de ce brief France.